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De la réceptivité à l'émissivité, par Michelle Bruneau
1) Complémentarité entre Réceptivité et Emissivité :
Le docteur VITTOZ nous rappelle que Réceptivité et Emissivité sont les 2 fonctions du cerveau.
Aujourd’hui, je suis là, je vous reçois, je vais vous donner une parole, le fruit de mon travail. Je vais émettre.
Régulièrement, je vais aussi recevoir vos regards, peut-être vos questions, et aussi recevoir mon corps, ce qui se passe en moi. Un petit trac qui me fait battre le cœur plus vite et serrer les dents.
Je respire, je sens mes appuis, je sens la table, je reste dans ces sensations, c’est bon. |
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Je passe tour à tour d’une fonction à une autre, de la réceptivité à l’émissivité.
Ces 2 fonctions sont complémentaires et c’est l’équilibre entre les deux qui permet le Contrôle Cérébral.
Dans la réceptivité, je reçois,
Dans l’émissivité, je donne.
C’est la vie, je reçois, je donne comme j’inspire et comme j’expire, comme j’écoute et comme je parle, comme la naissance, comme la mort.
Notre cerveau passe tour à tour de la réceptivité à l’émissivité et réciproquement.
Je vois que le ciel est gris, je prends mon parapluie,
Le nageur qui sent l’eau sur son corps ainsi que l’effort musculaire qu’il déploie est dans l’action et en unité,
Le travail quel qu’il soit s’il est senti et fait de bon cœur rendra l’exécutant satisfait et heureux,
-Les loisirs créatifs ou artistiques rechargent après une journée de travail intellectuel, vous en avez tous fait l’expérience, etc. |
Une patiente me raconte, en rentrant du bureau, j’étais mal, j’ai entrepris de faire un habit de carnaval pour ma fille.
Ces exemples montrent le lien entre la réceptivité et l’émissivité.
Nous constatons que l’équilibre entre les 2 fonctions recharge, entraîne une augmentation de l’énergie disponible, donc de l’énergie qui sert à créer.
" Plus on a de vie, plus on en donne "
" Plus vous aurez de réceptivité, plus vous aurez d’émissivité "
" Il faut être réceptif, non seulement pour soi, mais aussi pour les autres, recevoir toujours plus, pour donner toujours plus "
Car notre but, c’est de créer :
2) Le but , c’est l’émissivité :
La réceptivité n’est pas un but en elle-même.
La réceptivité, se met en œuvre et se développe avec nos actes conscients etest nécessaire pour aller vers une émissivité, vers une création, vers un don, vers l’utilisation de cette force vitale qui nous est donné à la naissance.
Cette force vitale nous entraîne à créer, à construire, à donner… à vivre avec tout notre potentiel, nos dons, nos talents….à exprimer…faire sortir de soi…à émettre.
Or, nous savons par expérience personnelle, ou par ce que nous constatons chez nos patients, que cette force vitale, cette énergie vitale qui nous permet de créer, de construire, de donner, peut se trouver, étouffée, enfouie, dispersée à cause d’un mauvais fonctionnement cérébral, c’est à dire un déséquilibre entre réceptivité et émissivité.
Que se passe-t-il ?
3) Nos forces ne vont pas toutes, toujours dans le même sens :
Pour illustrer cela, je prendrai le mythe de l’attelage de Platon, sur le chemin de vie.
Ceci a été repris par d’autres auteurs et j’aime bien la façon dont l’explique Michel Oudoul dans " Dis moi où tu as mal, je te dirai pourquoi ". Je le reprends encore plus simplement que lui.
Il y a le maître dans la calèche qui commande le cocher, donne l’impulsion, rappelle le sens, le but, les choix fondamentaux. C’est de l’ordre du spirituel, et il faudra beaucoup de temps au maître, peut-être toute une vie pour être en accord avec le cocher et les chevaux.
Il y a la calèche, notre corps physique qui subira les aléas d’un voyage plus ou moins bien mené.
Il y a le cocher qui dirige les chevaux qui représente notre vigilance, notre attention, notre volonté, peut-être notre contrôle cérébral.
Le cocher voit si la route contient des embûches, si ses chevaux ont faim, ont mal aux pattes etc.
Il y a les 2 chevaux qui représentent nos émotions.
Si les chevaux sont bien soignés et bien dirigés, ils vont aller où le cocher veut qu’ils aillent.
Si le cocher s’endort ne tient pas les rênes, ce seront alors les chevaux qui dirigeront la calèche.
Souvenez-vous du Dr Vittoz, qui parle de tenir les rênes de son cerveau.
S’ils ne sont pas bien dirigés, les chevaux :
- ne vont pas donner le maximum de leurs forces,
- l’un peut aller brouter à gauche, l’autre à droite, et l’attelage, ne va pas avancer bien vite,
- ils peuvent se prendre les pattes dans une ornière,
- la calèche peur se casser et devra aller chez le réparateur.
- etc…nous pouvons nous amuser à imaginer de nombreuses possibilités. |
Il est facile d’établir des comparaisons avec certains de nos comportements qui freinent l’avancée vers notre but, qui freine notre émissivité. Ce peut être :
- un objectif trop élevé, ça n’avance pas
- un défaut de sincérité (choix entre deux désirs contraires) Où aller ? |
Et, il y a d’autres paramètres qui empêchent d’avancer :
- vouloir trop bien faire, aller trop vite,
- une pression extérieure (mauvaise ambiance de travail - pression des parents ou de l’environnement social qui peut resurgir dans la vie d’adulte)
- le doute de soi : " ça ne marchera pas " …ou " à quoi bon.. . "
- le souci de donner une image de soi,
- le besoin de reconnaissance,
- une compétition performante, tendue vers le résultat, etc. |
Toutes ces pensées occupent notre cerveau, utilisent notre énergie qui se trouve ainsi gaspillée et donc non utilisée pour notre action à réaliser.
C’est le cocher qui a l’intelligence, c’est le cocher qui a le raisonnement, c’est lui qui écoutera l’état et le besoin de ses chevaux. Il devra être à la fois accueillant à son désir et aux besoins de ses chevaux.
Ainsi, ils seront en accord, en avançant de bon cœur. (Dans le mot accord, il y a la racine cor àcordis qui veut dire cœur.)
Si les chevaux n’avancent pas à une bonne allure, il y a deux solutions :
- Le cocher va fouetter ses chevaux qui vont toutefois avancer plus vite au prix de douleurs ou de détérioration de la calèche.
C’est ainsi chez l’homme qui avance à coups de volontarisme, il dépense beaucoup d’énergie ; il y a donc surcroîtde fatigue, voire des souffrances physiques.
- Ou, il veille à l’état du chemin emprunté, il écoute les besoins de ses chevaux, les reposent, leur donne à boire, les rechargent. " plus vous aurez de réceptivité, plus vous aurez d’émissivité ". |
Platon dit : " faute de cocher, beaucoup d’âmes deviennent boiteuses ".
Vous voyez dans cette image, que beaucoup de paramètres reposent sur la vigilance du cocher, sur l’attention du cocher à lui-même, aux autres et au monde extérieur.
Vittoz dit : " C’est la dispersion d’énergies, aussi bien reçues qu’émises, qui donne la faiblesse, la fatigue. "
" Il y a 2 sortes de dispersion :
1) Dispersion de la réceptivité, avec une conscience insuffisante (précédent séminaire)
2) Dispersion de l’émissivité avec une concentration insuffisante. " |
Nous parlerons donc aujourd’hui plus particulièrement de la concentration.
Car dit Vittoz : " Après l’état de conscience, la concentration est la seconde qualité essentielle du contrôle "
4) Quels sont les éléments de dispersion de l’émissivité ?
a - une présence défectueuse à son corps : corps morcelé, éclaté, conscience incomplète.
Nous trouvons là, tout le travail sur le schéma corporel, l’attitude corporelle, les limites du corps, sa consistance.
b - Le manque de fixité dans les idées, le vagabondage cérébral.
Mrs Thornp.130 dit " Le vagabondage cérébral scinde le cerveau et provoque le sentiment d’oppression dont on se plaint beaucoup (est-ce cela être stressé ?).
Il y a double vie, ce processus épuisant de faire 2 choses à la fois. Le cerveau est éparpillé, les stimuli extérieurs sont reçus dans cette confusion cérébrale.
L’émissivité est abondante, ce n’est pas la bonne, le cerveau est " excité ".
Notre société dite " zapping " favorise cet éparpillement du cerveau.
Ce vagabondage peut également se manifester par un état de liquéfaction, lorsqu’on dit :
" je vais au radar " ou " je suis sur un nuage "
Ce vagabondage se retrouve aussi chez les élèves dits " rêveurs ", sages en apparence.
c - Les idées qui se précipitent dans le cerveau et qui angoissent, qui paralysent, qui empêchent de passer à l’acte. Ce peut-être des phobies, des obsessions, la peur d’un mot, d’une chose…
d- Le sentiment de fatigue qui peut-être lié à la maladie : une fièvre, une forte douleur, une anesthésie, un lourd traitement médicamenteux ou un surmenage.
Mais aussi ce sentiment de fatigue peut être lié à un travail constant du cerveau.
Les chômeurs sont souvent très fatigués car soucieux de leur avenir et de leur image.
e - Sentiment d’infériorité : peur de tout. Le " JE " est mal situé.
La personne est en constante comparaison avec autrui idéalisé. Ce sentiment s’enracine souvent dans l’enfance.
f - Défaut d’utilisation de la volonté qui est appelé Aboulie.
Chez l’aboulique, toute idée, tout acte de volonté éveille une sensation de crainte, de doute.
Ce défaut d’utilisation de la volonté se retrouve aussi dans la procrastination (action reportée au lendemain)
g - Le perfectionnisme : peur de ne pas être idéal avec une non acceptation de ses limites corporelles, psychiques ou sociales. Le perfectionnisme est une forme déguisée de toute puissance. |
Tous ces éléments sont significatifs d’un cerveau non contrôlé, un cerveau dit " passif ".
Nous devrons dans certains cas faire appel à un traitement psychique,mais, il nous faut d’abord habituer le cerveau au contrôle et c’est le but du travail fonctionnel qui nous occupe aujourd’hui.
5) Passer du CERVEAU PASSIF au CERVEAU ACTIF :
Pour cela il est important de commencer par conscientiser toutes ces idées dispersées.
Nous sommes dans la conscience du réel, l’accueil d’une réalité, la réalité de quelque chose quine tourne pas rond, il y a malaise, il y a mal être.
Le réel ne nous vient pas seulement de l’extérieur par nos 5 sens, mais il peut venir de l’écoute de notre ressenti qui se traduit dans le senti.
Nous devrons passer d’une vie d’intention, une vie passive, où s’installent des vieux fonctionnements comme des habitudes à une vie libre autonome où il y aura cohérence, ajustement, accord entre ma vie et les objectifs que je me suis donnés.
Une vie de volonté est une vie active, elle ouvre, elle ne se ferme pas.
Une vie d’intention est une vie passive, elle nous replie sur nous-même au lieu de nous ouvrir vers l’extérieur.
Ex : " j’aimerais, quand j’aurai le temps aller rendre visite à un tel…
Quel est mon désir ? Aurai-je le temps un jour ?
Nous retrouvons souvent cette vie d’intention à propos des questions de nourriture avant d’envisager d’essayer un régime alimentaire…
Je n’arrive pas à faire de régime….
Quel est mon désir ?
Quel est mon but ?
Perdre du poids pour ressembler aux " dames des catalogues ", pour une meilleure image de moi, pour une meilleure santé, pour plaire à mon conjoint ?
Suis-je sure de mon but ?
Est-ce important en fonction du sens que je donne à ma vie ?
Le régime alimentaire, ou le désir d’arrêter de fumer revient assez fréquemment dans les problèmes de nos patients. Il y a beaucoup de paramètres souvent d’ordre psychique ou d’ordre physiologique.
Nous devons en avoir conscience et savoir que tout n’est pas de notre compétence mais …le patient gagnera à avoir un cerveau en ordre pour aborder ses démarches.
Vous avez constaté que nous rencontrons beaucoup de personnes dans notre entourage, parmi nos patients qui sont dans cette vie d’intention, cette vie passive. Ils n’ont jamais ce sentiment de satisfaction (au sensétymologique d’avoir fait assez), ils sont dans le doute d’eux-mêmes et des autres.
Je disais donc, la 1ère chose à faire pour sortir de cet état passif est d’écouter son senti, de le considérer, de le conscientiser. Ce n’est pas serrer les dents, dire " tout va bien ", sourire quand la boule est au creux de la gorge ou de l’estomac.
Mais c’est accepter de sentir et de nommer :
- Oui, aujourd’hui, je me sens fatigué, je sens une fatigue en moi,
- Oui, aujourd’hui, j’ai le blues, j’ai cette contrariété…
- Oui, aujourd’hui, j’ai un échec que je ne digère pas, il envahit ma tête, et je ne peut rien faire de suivi, je papillonne,
- Oui, aujourd’hui, je suis tout à la joie de partager une bonne nouvelle à toute la terre, mais… je ne peux pas,
- J’ai un proche malade, un proche qui vient de décéder, je ne pense qu’à lui...
Je n’arrive pas à ôter de ma tête les images de la catastrophe d’Asie, ou de la Shoah… |
Tout cela est la vie de chacun…
Oui, le réel est que je suis mal, je sens mon impuissance,
Je sens mon corps,mon mal être, mon malaise là où cela se manifeste dans l’instant sans jugement.
Je consens à ce qui est là.
Je suis réceptive.
Les actes conscients peuvent m’aider, mais il arrive qu’ils ne suffissent pas à libérer mon cerveau de toutes ces pensées.
Par exemple : nous rencontrons des personnes qui trouveront le sommeil, non pas avec des exercices de réceptivité ou de lâcher mais avec des exercices de concentration, afin de retrouver le calme dans leur cerveau.
Nous devrons rassembler nos forces à l’aide des exercices de concentration.
Mrs Thorn dit : " La force n’est pas déficiente, mais elle est désordonnée et mal utilisée.
Si nous rassemblons ces forces éparpillées, si nous refaisons " le faisceau des forces éparses " (terme de Vittoz), nous tendons à l’unité, à la liberté de nos actes et de nos pensées, à un comportement équilibré. "
Que dit le Dr Vittoz ?
" La volonté n’a aucune action sur ce flot d’idées "
Et moi je dis :
A bas, les préceptes : " il n’y a qu’à penser à autre chose "
Vouloir penser à autre chose, ne ferait qu’ajouter de nouvelles pensées à ce flot de pensées galopantes et morbides.
Nous sommes face à un fonctionnement défectueux du cerveau et la seule chose à faire est de rétablir ce contrôle cérébral. (Cela peut prendre du temps).
Ce sont les exercices qui rétablissent le bon fonctionnement du cerveau, qui modifiera l’état de notre patient, ce ne sont pas les bons conseils (il y a qu’à – il faut qu’on…)
Nous pouvons faire confiance à notre cerveau, à notre patient pour trouver la solution à ses problèmes, pour poser ses actes, ses choix.
Les actes conscients et les exercices de concentration sont indiqués pour rétablir ce dysfonctionnement ; et si ceux-ci ont été appris, répétés, assimilés, ils reviendront aisément.
Rappelez-vous l’image de la forêt vierge de Paule Lemoine.
Les exercices nous permettent de créer de nouvelles traces dans le cerveau et d’abandonner les anciennes traces défectueuses.
Aujourd’hui, en atelier, nous travaillerons plus particulièrement les exercices de concentration.
Car dit Vittoz : " Le but ultime de la concentration est la rééducation de l’émissivité "
Parlons de cette concentration :
Définition du Dr Vittoz : " La concentration est la faculté de pouvoir fixer sa pensée sur un point donné, de suivre le développement d’une idée, sans se laisser distraire "
Vittoz dit aussi : " Le cerveau peut-être considéré sous trois points de vue :
Perceptif : conscience et connaissance
Assimilatif : travail cérébral donnant la concentration
Émissif : énergie volonté.
Ex : Je reçois une sensation,
Je l’assimile, je me concentre
Je suis en mesure de prendre une décision et passer à l’acte.
Il s’agit donc pour nous de modifier l’état du cerveau, d’aider notre patient à passer de l’état passif à l’état actif.
Après avoir pris conscience d’un état à modifier, s’aider d’exercices de concentration.
Les exercices de concentrationsont variés.
Ils développent la conscience et la vivacité de l’esprit en assouplissant et en fortifiant le cerveau.
Ils seront donnés progressivement en fonction du besoin de la personne, ceci décrypté à l’aide de la vibration.
Nous n’abordons pas les exercices de la même manière pour toutes les personnes.
En fonction de son mode de vie, la personne peut avoir développé tel ou tel type de concentration.
- Je pense à une personne qui avait de nombreux malaises dans son corps, des gestes incontrôlés et pourtant étaient capables de lire de longues heures.
Sa vibration n’avait aucune consistance, une barba papa.
C’est le travail sur le corps, les limites, la spirale de concentration, le carré qui lui faisaient du bien.
- D’autres ont plus besoin d’apprendre à durer dans la concentration sur le corps.
Dans ce cas on augmente progressivement le temps de concentration.
Des exercices de rythme simples avant les exercices plus compliqués, les parties doubles avec peu de points de repères avant l’exercice plus complet, un courant simple dans un bras avant l’anneau d’énergie….
C’est le bon sens !
- D’autres se tendent facilement.
Dans ce cas on privilégiera les exercices de souplesse : concentration / réceptivité / concentration… |
Le contrôle suffisant d’un cerveau bien entraîné n’oblige pas à réaliser ces exercices chaque fois qu’on veut faire appel à la concentration.
Les exercices réguliers préparent " l’instrument-cerveau ".
Le contrôle cérébral n’est pas un but, c’est une faculté à entretenir, à rééduquer quand elle est abîmée.
Les exercices permettent de se constituer une " boite à outils " pour entretenir ou réparer. C’est un Kiné du cerveau
Le contrôle de cette rééducation se fera bien sûr à l’aide de la vibration.
Nous saurons décrypter lorsque le cerveau se met en tensionet nous devrons veiller à une bonne souplesse cérébrale.
La concentration chez l’enfant :
Juste un mot car les éléments de dispersion sont les mêmes que pour les adultes : nous retrouvons des enfants angoissés, perfectionnistes, fatigués, avec un cerveau vagabond.
Nous privilégierons les exercices sur le schéma corporel, le rythme, la conscience du geste, quelques graphiques.
Leur apprendre à calmer leur cerveau, savoir se " déprendre " et se " reprendre " comme dit Simone Veil (texte à disposition)
(Lecture des conseils pour bien écrire)
Vittoz dit : " Faire faire aux enfants des exercices de réceptivité : regarder, écouter, observer. Chercher toujours à les calmer. Corriger le désordre, les cahiers mal tenus, la nervosité, la mauvaise écriture, par des exercices : le huit, la spirale. "
7) Effets de la concentration :
a - Effets psychiques : La concentration est une aide à tous les symptômes énumérés dans les conséquences d’un cerveau passif.
b - Effets physiologiques :
La concentration peut agir sur l’organisme physique et ses effets physiologiques sont intéressants.
Le Dr Vittoz dit : " Toute concentration sur un point donné détermine sur ce point une influx nerveux. Cet influx nerveux a une action tonique et régulatrice très particulière ".
Quelques exemples :
1) Faire des exercices de concentration en cas de tachycardie déconnecte, déplace l’influx nerveux, canalise l’angoisse.
David Servan Schreiber dans son livre " Guérir " donne un exercice de cohérence cardiaque très intéressant.
2) Les acouphènes, eux aussi suscitent beaucoup d’angoisse. Réceptivité et concentration sur la respiration, conscience des points d’appui et du bas du corps permettent de diminuer ces symptômes
3) Estomac : bien localiser la douleur, sentir, " cajoler " avec la respiration qui caresse la partie douloureuse.
4) Intestins : courants en suivant le tracé du côlon, ou " anneau " d’énergie autour du bassin dans le cas de douleur abdominale ou de constipation.
5) Douleurs dans le dos et dans les membres : courants.
6) les exercices de concentration sur l’idée de calme peuvent ralentir le rythme cardiaque ou soulager une migraine. |
c - Mémoire :
Vous êtes peut-être étonnés que je ne vous aie pas parlé de la mémoire.
Je vais en dire quelques mots.
En effet des patients qui avancent en âge viennent vers nous car ils ont l’impression de perdre la mémoire.
Il est vrai qu’il y a des maladies neurologiques qui font peur, mais ces personnes ne sont pas forcément atteintes par ces maladies.
La mémoire n’est pas une fonction de cerveau.
C’est une capacité naturelle du cerveau à conserver et se rappeler des choses passées.
La manière d’enregistrer qui dépend elle-même de l’état de calme et d’ordre dans le cerveau va aider cette capacité naturelle à mémoriser.
Il s’agit seulement d’entretenir cette capacité naturelle avec tous les exercices que nous connaissons.
Il est vrai que cette capaciténaturelle, comme tout autre faculté (vue, ouie, mouvement…) diminue avec l’usure de l’âge.
Mais comme nous conseillons l’exercice physique aux personnes qui avancent en âge, nous pouvons conseiller les exercices du cerveau.
Une personne qui reste, réceptive, ouverte, attentive (sans tension) gardera plus facilement un cerveau en bon état.
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8) Conclusion :
Retenez ces constantes :
1) Il n’y a pas de concentration possible sans une réceptivité de qualité,
2) Les exercices de concentration sont des gammes à répéter pour rééduquer l’émissivité,
3) Une concentration de qualité donne une sensation de repos actif,
4) La rééducation de l’émissivité aboutit à la rééducation de la volonté. |
EXERCICES DE CONCENTRATION
1) A partir de notre corps :
Il est important de se rappeler qu’une bonne concentration commence par une bonne attitude physique.
C’est à dire :
a) se centrer, se mettre dans ses appuis, ses pieds, sa base
b) sentir son axe vertical |
Ainsi le cerveau se décongestionne et il est libre de recevoir.
2) Exercices à partir de nos 5 sens . Ils développent la réceptivité et sont le vecteur incontournable de la mémorisation .
3) Exercices à partir de la respiration,
4) Exercices à partir d’un rythme :
Ils dynamisent, et font circuler l’énergie. Ils sont très utiles aux personnes mal latéralisées.
5) Les courants avec leurs effets physiologiques :
L’exercice dit " des parties doubles " en lien avec le rythme peut recevoir une mention spéciale.
Cet exercice se réalise de haut en bas si la personne est tendue, et de bas en haut si la personne est aboulique ou tout simplement fatiguée.
Pour guider les courants, nous pouvons éprouver quelques difficultés dans le choix du vocabulaire.
Pour ne pas induire, nous pouvons demander d’abord au patient de sentir le point d’où il part, et le point où il arrive et c’est la personne qui trouve son propre vocabulaire pour traduire son expérience.
6) Concentration sur les images mentales :
Nous trouvons là les graphiques.
Il s’agit d’abord d’images précises que sont les graphiques, exercices plus faciles que la concentration sur les idées. Ces graphiques sont plus ou moins complexes.
Mme Bron dit dans " le conscient chez Vittoz " : " Le tracé d’un graphique imprime au cerveau un mouvement correspondant, c’est à dire au dessin.
Ce fait a pour conséquence une bonne marche du mécanisme, et aussi une portée certaine sur le psychisme.
- L ’infini géométrique est le symbole par excellence de l’équilibre
- Une droite tirée entre deux points posés à l’avance engendre une détermination : on ne part pas au hasard pour aboutir n’importe où, mais on concentre son émission dans une opération précise et de ce fait sécurisante.
- Le UN s’inscrit dans le cerveau en signe d’unité, rassemblant les forces dispersées.
- La spirale concentrique ramène la pensée sur un point. " |
L’apprentissage du graphique se fera d’abord dans le concret avec un contact tactile ou dans le mouvement avec un geste dans l’espace yeux ouverts, yeux fermés.
Puis nous pouvons aborder le passage à l’écrit et au graphique mental.
Ce cheminement " concret, écrit, mental "est quelquefois bouleversé.
Certaines personnes sont bloquées par l’écrit, d’autres sont plus à l’aise avec leur mental qu’avec le corps.
L’écoute de la personne, l’écoute de la vibration est nécessaire pour ajuster l’exercice au besoin de cerveau.
Les graphiques sont tout indiqués pour les exercices de souplesse cérébrale, comme je le disais, en navigant de la concentration, au lâcher- prise, à la réceptivité de l’instant puis à la concentration.
7) Les exercices de distance :
Une personne non différenciée, mal située dans sa relation aux autres (fusion, emprise…) se concentre mal, ou ne peut se concentrer.
Son cerveau n’est pas libre, son émissivité n’est pas juste.
Les exercices permettant en un premier temps de sentir la distance entre un objet situé au loin et soi, puis dans un second temps l’exercice des deux I permettra de trouver l’altérité et la liberté intérieure.
8) La concentration sur les idées :
Nous sommes là dans un domaine plus compliqué : refoulement, idées obsédantes, tensions etc… qui traduisent un état passif.
Nous subissons nos idées, nous n’avons pas de prise.
La concentration sur les idées peut nous apprendre petit à petit à y consentir et à ce moment là, il y a une amorce de passage à l’état actif.
Cette concentration est utile dans le cas de travail psychique.
Pour l’entraînement, nous choisirons de travailler sur des idées simples. Vittoz propose d’exercer la concentration sur l’idée de calme, d’énergie et de contrôle.
9) La lecture consciente :
Pour cet exercice, nous faisons intervenir beaucoup de sensations :
- Attitude corporelle,
- Le contact du livre ou de la feuille
- La vue, l’ouie. |
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